VISITE PRIVÉE

Le Mas de la Plume


En pleine nature, au cœur d’un paysage grandiose, ce hameau du XIIe siècle impose sa beauté et son renouveau. Volumes, couleurs, matières tout a été habilement repensé par Bénédicte la propriétaire, en accord avec la forte identité des différentes bâtisses incroyablement bien conservées. Un bijou de pierres et de tuiles d’époque !

Un véritable hameau du XIIe siècle où vivaient ici hommes et moutons dans différentes bâtisses.

Un soleil doux illumine la pierre. Des rayons s’enroulent autour de la façade et dévoilent des fenêtres en ogive, caressent les oliviers et les pins. Bien loin de tout bruit, le Mas cache une bergerie, quatre gîtes et leurs terrasses, une ruelle, une salle de bal, une piscine et sa terrasse abritée , deux ânes, quatre chats et trois chiens sur plus de 400 m2 et 5 000 m2 de terrain. Impressionnant avec ses toits de tuiles anciennes, le mas apparaît au milieu d’un jardin empli de charme, aux mille recoins, entre murets de pierre sèche, ganivelles et pins parasols. L’endroit affiche un nom très poétique « Le Mas de la Plume » choisi par Bénédicte. C’était autrefois une bergerie et des bâtisses qui abritaient une grande famille ou plusieurs, puis dans les années 50 le mas appartenait à Jean-Luc Dejean professeur de lettres classiques, producteur d'émissions télévisées et écrivain. « C’est un clin d’œil à Jean-Luc qui a vécu toute sa vie ici et puis ce nom m’a donné des ailes » nous raconte Bénédicte, amoureuse de vieilles pierres et chineuse invétérée. Le Mas était tombé dans l’abandon, les pièces étaient presque insalubres, il a fallu tout repenser. Avec une équipe d’artisans de la région, Bénédicte et son compagnon rénovent les menuiseries, les toits, la plomberie et l’électricité. La plupart des sols sont en béton ciré clair, les chambres sont elles habillées de plancher blanchi. Un des gîtes a pu conserver les tommettes remises à nues et à neuf.

La cuisine inondée de lumière remplace une ancienne véranda. Les fenêtres en enfilade offrent des vues spectaculaires sur l’extérieur.

Les propriétaires ont cherché à exploiter tous les coins et recoins du hameau. Les trois gîtes et leur habitation ont tous une belle terrasse et un accès vers le jardin et la piscine. On peut admirer dans les différentes pièces de grands arcs en diaphragme qui datent de la période pré-romane et permettent de maintenir le plafond en offrant de beaux volumes. Les ouvertures sont souvent petites et peu nombreuses pour garder la fraicheur les périodes d’été. Le soleil comme un voleur entre par les fenestrons et vient éclairer la pierre.

Ici les tomettes ont pu être rénovées et apportent de l’éclat à cette chambre douce. Linge de lit Harmony, objets et petits mobilier chinés à la Brocante du Marché du Lez.

Dans la partie habitation qu’elle occupe avec sa fille, Bénédicte a fait construire une avancée qui abrite une délicieuse cuisine et sa salle à manger. C’était autrefois une verrière en alu et verre vieillissante qui jurait avec les autres bâtis du mas. Elle a été détruite pour laisser place à cette large pièce où la lumière entre à flots par les nombreuses hautes fenêtres de bois blanc. L’utilisation de matériaux et de savoir-faire locaux a permis de retrouver sa beauté d’antan à l’architecture. Bénédicte a cherché pendant des mois des pierres et des tuiles pour reconstituer à l’identique cette beauté des siècles passés. Les murs chaulés, le béton au sol, des teintes rose poudré, céladon, un dédale de pièces toutes plus charmantes les unes que les autres. Tous les meubles et objets ont été chinés par la propriétaire qui arpente les brocantes de l’Isle-sur-La-Sorgue, Anduze, Uzès depuis des années. Un éclectisme qui correspond à l’histoire et offre une ambiance fraîche et désuète à l’ensemble. Le Mas de la Plume est à l’image de Bénédicte, plein de charme, de surprises et de fantaisie.

Le blanc est éclatant dans tous les gîtes, du plafond au sol de béton, il donne de la luminosité dans toutes les pièces. La couleur est apportée par les textiles (rideaux, plaids…), les vases, les livres.


Une incroyable piscine construite comme un ancien abreuvoir où le bassin semble regarder l’Hortus depuis des centaines d’années.

Mais la magie fonctionne aussi à l’extérieur. Une des plus belles réussites est ce bassin de fraîcheur imaginé au cœur du jardin. L’Hortus devant nos yeux dévoile sa silhouette massive et les murets de pierre qui encerclent l’eau s’intègrent totalement au paysage comme s’ils étaient là depuis des centaines d’années. Pendant un an les travaux ont bouleversé ce petit coin des Causses proche du lieu-dit Le Rouet. Le projet était clair dès le départ, pouvoir offrir un lieu unique pour les mariages et les évènements autour du Pic Saint-Loup et le résultat est amplement réalisé. Bénédicte a même chiné à Lyon la plus ancienne salle de bal 1930 : un chapiteau de bois aux multiples panneaux qui peuvent s’ouvrir entièrement l’été pour laisser le vent circuler. Des lampions de verre sont accrochés à la charpente et une immense toile claire protège la structure de bois. On imagine les flonflons, les lampions, les rires, les sourires … Dans tous les coins du jardin on découvre un lit ancien recouvert de coussins de lin, une table en vieux bois avec ses dame-jeanne, des guirlandes d’ampoules, des chaises longues, d’immenses bouquets de fleurs séchées, un petit âne de bois. Bénédicte fait attention à tous les détails, elle est enchantée de faire découvrir son monde de pierres et de chiffons. Elle sourie entourée de tous ses animaux et au loin les ânes braient, le soleil descend et le vent se lève. Il est temps de rentrer, d’allumer la cheminée et d’écouter les belles histoires du Mas de La Plume.


Le Mas de la Plume, un lieu empli de poésie est à la vente à l'agence Essentielle - www.essentielle-immo.com


Texte : Isabelle Aubailly • Photos : Juliana de Giacomi